En bref : ni la fiche officielle française ni le texte belge ne donnent une température de l’air à partir de laquelle le travail s’arrête. En France, les obligations de l’employeur se déclenchent avec la vigilance Météo-France, depuis le décret du 27 mai 2025. En Belgique, le code du bien-être au travail fixe des valeurs d’action en indice WBGT, selon la charge de travail.
Informations générales, pas un conseil juridique. Vérifié en octobre 2026. Les règles changent : consultez l’autorité citée en lien. Nous n’avons pas vérifié les conventions collectives ni les accords de branche.
France : le décret du 27 mai 2025
Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 porte sur la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur. Selon Service Public, le site officiel de l’administration française, ses dispositions s’appliquent depuis le 1er juillet 2025.
Quand la règle s’applique
Le texte parle d’« épisode de chaleur intense ». Il correspond à l’atteinte d’un niveau de vigilance de Météo-France : jaune, orange ou rouge. Les seuils sont fixés par un arrêté du 27 mai 2025. Service Public résume ainsi les niveaux : jaune pour un pic de chaleur de 1 à 2 jours, orange pour une canicule, rouge pour une canicule extrême.
Ce que l’employeur doit mettre en place
Service Public liste les mesures prévues par le décret pour un tel épisode :
- des procédés de travail qui exposent moins, ou pas, à la chaleur ;
- un aménagement modifié des lieux et des postes de travail ;
- une organisation du travail adaptée, horaires compris, avec des périodes de repos possibles ;
- des moyens techniques contre le rayonnement solaire et l’accumulation de chaleur : pare-soleil, ventilateurs, brumisateurs ;
- davantage d’eau potable fraîche, et de quoi la garder au frais près des postes ;
- des équipements de travail adaptés ;
- des équipements de protection individuelle qui limitent ou compensent les effets des fortes températures ;
- l’information et la formation des travailleurs.
L’eau : 3 litres par travailleur
Selon Service Public, sans eau courante, l’employeur doit mettre à disposition au moins 3 litres d’eau par jour et par travailleur. La fiche précise que cette règle vaut en permanence pour les travaux du bâtiment, et aussi pour les travaux forestiers.
Le DUERP
Service Public indique que l’employeur doit intégrer le risque lié à la chaleur dans le document unique d’évaluation des risques professionnels, le DUERP.
BTP : les périodes de canicule
Selon la même fiche, les périodes de canicule, en vigilance orange ou rouge, ouvrent l’accès à l’indemnisation des arrêts de travail dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics.
Y a-t-il une température maximale ?
La fiche de Service Public n’en mentionne aucune : les mesures sont liées aux niveaux de vigilance.
Source : Service Public, fiche sur le décret n° 2025-482. Nous n’avons pas pu consulter le texte du Code du travail lui-même : nous ne citons donc aucun numéro d’article.
Belgique : des valeurs d’action en indice WBGT
La règle belge se trouve dans le code du bien-être au travail, livre V, titre 1er, article V.1-3. Elle ne s’exprime pas en température de l’air, mais en indice WBGT. La valeur maximale dépend de la charge physique de travail.
| Charge de travail | Indice WBGT à ne pas dépasser | Exemple donné par l’administration |
|---|---|---|
| Très légère ou légère | 29 | travail de secrétariat, travail manuel à une table |
| Moyenne | 26 | travail debout |
| Lourde | 22 | – |
| Très lourde | 18 | travaux de terrassement |
Comment se mesure le WBGT
Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale explique que la mesure se fait avec un thermomètre à globe humide. Il tient compte de l’humidité de l’air et du rayonnement. Le résultat peut être plus bas que celui d’un thermomètre ordinaire. C’est le conseiller en prévention-médecin du travail qui détermine la classe de charge de travail.
Quand la valeur est dépassée
Le code prévoit que l’employeur applique son programme de mesures dès que les valeurs d’action sont dépassées. Le SPF Emploi cite ces obligations :
- fournir des moyens de protection, comme un pare-soleil ou un couvre-chef, aux travailleurs exposés au soleil direct ;
- distribuer gratuitement des boissons rafraîchissantes adaptées ;
- installer une ventilation dans les locaux de travail dans les 48 heures.
Si la gêne persiste, l’employeur doit accorder des temps de repos. Selon la même page, il peut aussi décider d’un chômage temporaire.
Sources, consultées en néerlandais : code du bien-être au travail, livre V, titre 1er et SPF Emploi, ambiances thermiques. Nous rendons le sens du texte : reportez-vous à la version française officielle pour les termes exacts.
Ce que font généralement les employeurs
D’abord l’organisation
Les listes officielles mettent ces mesures en avant : adapter les horaires, prévoir des temps de repos, mettre de l’eau fraîche près des postes, ventiler et faire de l’ombre. Elles profitent à toute l’équipe, pas à une seule personne.
Ensuite l’équipement individuel
Quand l’organisation ne suffit pas, certains employeurs ajoutent des vêtements rafraîchissants. Les organismes de prévention classent le gilet rafraîchissant parmi les mesures individuelles, en complément des précédentes. Il en existe trois types : à évaporation, à PCM et ventilé. Nous les détaillons dans notre page sur le gilet rafraîchissant de travail. Gløde n’en vend pas pour l’instant.
Pour une vue par secteur, voyez notre dossier sur les vêtements de travail rafraîchissants pour postes chauds, avec le BTP en été et les cuisines professionnelles.
Et l’hiver ?
Le froid a ses propres règles. Nous les résumons dans notre article sur la température minimale au travail. C’est là que Gløde intervient, avec ses gilets chauffants pour homme et pour femme. Nos autres guides sont réunis sur la page de tous nos comparatifs.
Questions fréquentes
Existe-t-il une température maximale pour travailler en France ?
La fiche officielle de Service Public sur le décret n° 2025-482 n’en mentionne aucune. Les mesures qu’elle décrit sont liées aux niveaux de vigilance de Météo-France, pas à une température précise.
À partir de quand l’employeur doit-il agir en France ?
Selon Service Public, lors d’un épisode de chaleur intense, c’est-à-dire dès la vigilance jaune de Météo-France. Le risque lié à la chaleur doit aussi figurer dans le DUERP.
Combien d’eau l’employeur doit-il fournir ?
Sans eau courante, au moins 3 litres par jour et par travailleur, selon le décret tel que le résume Service Public. Lors d’un épisode de chaleur intense, la quantité d’eau potable fraîche doit augmenter.
Quelle est la règle en Belgique ?
Le code du bien-être au travail fixe des valeurs d’action en indice WBGT : 29 pour un travail très léger ou léger, 26 pour un travail moyen, 22 pour un travail lourd, 18 pour un travail très lourd. Au-delà, l’employeur applique son programme de mesures.
Un gilet rafraîchissant suffit-il ?
Non. C’est une mesure individuelle parmi d’autres. Les organismes de prévention la placent après les mesures techniques et organisationnelles : ombre, horaires, pauses et eau viennent d’abord.
Gløde — chauffer la personne, pas la pièce.
